L’évangile dans la tête

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L’évangile dans la tête

L’évangile dans la tête

Ayant été convaincu de péché par l’Esprit, le repentant tourne ses yeux vers la croix pour voir que Dieu a pourvu un substitut pour prendre sa culpabilité. Il transfert sa confiance dans le tout-suffisant sacrifice de Christ pour être pardonné par Dieu et recevoir de lui le cadeau de la vie éternelle. La puissance de la semence de l’évangile vient de produire une nouvelle vie dans le cœur du pécheur pardonné! Ce même évangile doit ensuite continuer son influence dans la pensée du nouveau croyant. Celui-ci va normalement laisser progressivement la bonne nouvelle porter fruit au niveau de sa pensée, des processus de sa réflexion, de son raisonnement, de ses présupposés philosophiques et de sa vision du monde. Toute pensée doit venir sous l’influence de la bonne nouvelle. Le chrétien qui a reçu l’évangile cherchera les vérités qui en découlent. Il s’efforcera de voir les implications doctrinales de l’évangile. Paul déclare que : «…la saine doctrine, (c’est) celle qui est conforme à l’évangile de la gloire du Dieu bienheureux» (1 Ti 1.10, 11, Jérusalem).

La bonne nouvelle informe et transforme le for intérieur de l’homme. Paul expose l’évangile précisément dans les 11 premiers chapitres de son épître aux Romains. Sur cette base, Paul exhorte ceux qui sont sauvés à ne pas se conformer au siècle présent mais à être «transformés par le renouvellement de l’intelligence» (12.2). L’évangile défini et reconfigure nos croyances, nos principes, nos espérances, notre compréhension et tout ce que nous tenons pour vrai.

Donc notre enseignement, nos doctrines, notre mentalité prendront les contours de l’évangile. L’évangile n’est pas seulement une planche de salut qu’on met de côté après usage. La bonne nouvelle a aussi la capacité d’affermir le chrétien : «… à celui qui peut vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus–Christ» (Romains 16:25). Paul prévoit que l’évangile est un outil puissant pour affermir les chrétiens Thessaloniciens, déjà sauvés par cette même bonne nouvelle : «nous envoyâmes Timothée, notre frère, ministre de Dieu dans l’Évangile de Christ, pour vous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi» (1 Thessaloniciens 3:2).

En guise d’exemple de vérités découlant de l’évangile que le croyant devrait s’efforcer à noter, citons trois textes dans l’épître de Paul aux Romains. 5.11 «Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus–Christ». Lorsqu’on y réfléchit, ce passage nous conduit à comprendre que la raison pour laquelle nous avons la paix avec Dieu, c’est à cause de l’Évangile. Le croyant peut vivre dans la tranquillité parce que «nous avons la paix avec Dieu» sur la base de notre justification par la foi en l’œuvre de Christ à la croix.

Dans un domaine connexe, beaucoup de chrétiens ploient encore sous le joug de la culpabilité, souvent pour des péchés qu’ils ont déjà confessés. Lorsqu’ils laissent l’évangile s’enraciner plus profondément dans leur pensée, ils éprouvent une libération. «Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus–Christ» (Romains 8.1). À cause de l’évangile, nous n’avons en effet plus aucune culpabilité, dès «maintenant»!

L’évangile devrait aussi conditionner notre point de vue sur les choses matérielles. Dans Romains 8.32, Paul écrit : «Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera–t–il pas aussi toutes choses avec lui?» À cause de l’évangile qui comble nos besoins spirituels éternels, nous avons, à plus forte raison, l’assurance de la provision de Dieu pour tous nos besoins matériels.

Nous devons faire le lien entre l’évangile et ces vérités, sinon nous ne pourrons pas progresser dans la vie chrétienne car nos pensées resteront sous l’influence du vieil homme.

Est-ce que l’évangile transforme ta pensée, cher lecteur? Cherches-tu les prolongements de la bonne nouvelle dans tous les domaines intellectuels?

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SOLA
À propos de l'auteur
René Frey est présentement coach et, avec Benoit Constant, ils implantent une Église Baptiste à Saint-Léonard. L'assistance début décembre 2013 était à 58 et les réunions se font encore au bâtiment de l'ÉBÉRosemont où René a été pasteur 35 ans avant de passer le bâton à Richard Chouinard. René est marié à «son précieux vis-à-vis», Sharon. Ils ont 4 enfants et 5 petits-enfants. Quand il prend le temps, René aime solutionner Sudoku.
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