Quel Évangile annonçons-nous?

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Quel Évangile annonçons-nous?

Quel Évangile annonçons-nous?

Sola se donne pour objectif « d’établir un mouvement qui rassemblera des leaders évangéliques du Québec, afin de travailler à la restauration de la foi en l’évangile de Jésus-Christ et repenser nos pratiques et nos ministères pour les conformer entièrement aux Écritures. »

Depuis quelque temps déjà, le terme « Évangile » prend plus de place dans notre discours chrétien. Mais à quel Évangile référons-nous?

Là où le slogan peut aisément se substituer au discernement, il est impératif de préciser la nature de l’Évangile. Tous prônent sans hésiter la nécessité de revenir au fondement de l’Évangile. Mais encore faut-il qu’à l’emploi commun de ce vocable corresponde une compréhension commune de son contenu.

L’Évangile en bref

Quelques passages du Nouveau Testament présentent l’Évangile de manière concise. L’apôtre Paul le résume en quelques mots : « Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu […] et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les termes où je vous l’ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain. […] Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures; il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures » (1 Corinthiens 15.1-4).

Écrivant aux chrétiens de Rome, l’apôtre ajoute : « cet Évangile, Dieu l’avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures, il concerne son Fils, né de la descendance de David selon la chair, et déclaré Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts : Jésus-Christ notre Seigneur… » (Romains 1.2-5).

Aux Galates, Paul note que Jésus « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher au présent siècle mauvais selon la volonté de notre Dieu et Père » (Galates 1.4). Au cœur de l’Évangile se trouvent donc la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Répondre à l’Évangile

Une lecture attentive de ces textes démontre que la nécessité de la foi personnelle en ces réalités ne constitue pas l’Évangile en soi, mais plutôt une réponse à l’Évangile. (( Voir à ce sujet Graeme Goldsworthy, Christ au cœur de la prédication (Charols : Excelsis, 2005).)) L’Évangile est d’abord la proclamation de la mort de Jésus-Christ « pour nos péchés » et sa résurrection d’entre les morts, annoncées d’avance dans les Écritures.

L’Évangile qui sauve

Bien que l’Évangile soit ainsi défini, nous ne sommes pas sauvés par une série de propositions en lesquelles nous sommes appelés à croire, mais par le Dieu des Écritures, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui a orchestré son plan rédempteur avant même les tout premiers moments de la création. Jésus-Christ est l’Agneau « immolé dès la fondation du monde » (Apocalypse 13.8). À la croix, aucun accident de parcours, mais plutôt l’accomplissement du plan divin.

La foi personnelle en la mort de Jésus-Christ, particulièrement dans le fait que celle-ci tient lieu de sacrifice expiatoire et propitiatoire pour nos péchés, constitue le moyen – et le seul ! – par lequel le Dieu saint sauve ceux et celles qui prennent conscience de leur perdition et qui saisissent ce « si grand salut » (cf. Hébreux 2.3).

Évangile, et « évangile » …?

L’Évangile, unique et exclusif, se heurte à une forte concurrence au marché des valeurs. Paul exprime son étonnement aux Galates s’étant détournés si rapidement pour passer à un « autre Évangile » (Galates 1.6). Aux Corinthiens, il dénonce la tolérance d’un « autre Jésus, […] un autre esprit, […] un autre évangile » (2 Corinthiens 11.4).

Imitations trompeuses du véritable Évangile, ces croyances devaient lui être suffisamment semblables pour que ces chrétiens ne puissent les détecter comme telles, mais suffisamment différentes pour être qualifiées d’« autre Évangile, » « d’autre Jésus, » bref, de ne pas être Évangile du tout.

Il n’existe qu’un Évangile, semence incorruptible, parole vivante et permanente de Dieu. L’apôtre Pierre l’affirme à son tour : « Cette parole est celle qui vous a été annoncée par l’Évangile » (1 Pierre 1.25).

À quoi reconnaît-on le véritable Évangile ? À suivre…

SOLA
À propos de l'auteur
Pierre est marié à Lise; ils vivent à Gatineau (Aylmer) avec leurs quatre enfants. Ils fréquentent l'église Batiste de Hull. Pierre possède un Doctorat en Théologie de Trinity International University (Deerfild, Illinois) et il est professeur pour le Toronto Baptist Seminary.
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