Nos ados et la foi

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Nos ados et la foi

Je n’ai pas pour habitude d’aider ma fille de 16 ans, qui est en cinquième secondaire, pour ses devoirs ; c’est donc avec surprise que j’ai accepté de le faire la semaine dernière pour un devoir de philosophie. Elle avait cinq questions existentielles, du style : pourquoi le mal, Dieu existe-t-il ou encore faut-il concevoir un créateur. Il est certain que pour un pasteur qui a fait des études en théologie, le fait même de devoir répondre à ce genre de demande est un moment croustillant et excitant les neurones. C’est donc avec un grand plaisir que la dogmatique, la systématique ainsi que les doctrines de base se sont mises en route dans ma tête.

Ma réflexion d’aujourd’hui n’est pas tant sur les questions en elles-mêmes, mais bien sûr le fait que nos jeunes sont dans ce monde au même titre que nous, c’est-à-dire comme enfants et héritiers du Royaume de Dieu. Ce sont nos frères et sœurs en Christ, comment proclament-ils cela dans leurs milieux propres, écoles, clubs de sport, etc?

C’est cette interrogation que j’ai partagée avec ma fille, sur ce qu’elle vit avec sa foi. Nous serions peut-être tentés de dire, trop rapidement, que nos jeunes sont discrets sur l’expression de leur foi, mais je remarque que nous pouvons être agréablement étonnés de leur audace, de leur transparence qui, avouons-le, nous fait parfois défaut à nous les adultes.

Son devoir était bon dans le sens qu’elle ne cache pas du tout son identité chrétienne, qu’elle utilise le plus possible aussi – et c’est surtout pour cela qu’elle avait besoin de moi – la Parole, en citant nombre de versets pour appuyer ses propos. Lorsque je lui demande comment les autres élèves prennent ses commentaires, elle me rassure en m’affirmant le grand respect de la classe. C’est bien souvent le professeur qui est un peu plus démonté contre les réponses données par ma fille. Les autres jeunes sont évidemment partagés sur les propos tenus, certains la confortant dans son choix, d’autres voulant argumenter contre, mais le tout fait dans le respect et la tolérance.

Nous devons, en tant que parents, rester vigilants sur l’éducation de nos jeunes. La société se voulant toujours l’égale de Dieu est encore dans la recherche de son identité humaine. L’homme cherche sans relâche d’où il vient et des cours comme la philosophie est un tremplin de la société pour tenter de conduire nos jeunes vers des chemins scabreux, pour ne pas dire néfastes. Nous devons veiller que nos jeunes gardent leur identité chrétienne. Il nous incombe de surveiller du coin de l’oeil l’impact certain que nos enfants peuvent avoir dans notre société d’aujourd’hui. Si nous ne le faisons pas tant qu’ils sont jeunes, ils ne seront pas non plus des piliers pour la Parole de Dieu dans leur âge adulte. Ils seront, s’ils continuent d’aller à l’église, de simples religieux qui malheureusement ne font pas grandir le Royaume de Dieu ici-bas. Deutéronome 4.10b nous dit : « Assemble ce peuple devant moi et je lui communiquerai mes paroles, afin qu’il apprenne à me révérer tous les jours de sa vie sur la terre et qu’il l’enseigne à ses enfants. » Nous devons être des témoins pour Christ, nos enfants aussi, et c’est à nous que revient cette éducation d’en faire des disciples.

SOLA
À propos de l'auteur
Je suis Jean-Michel Juste, Belge d’origine, et converti en 1996 lors d’un conflit de couple. Muriel et moi avons rebâti un couple que nous ne connaissions pas. Alors, âgé de 30 ans, nous avons de suite œuvré pour l’implantation d’église et avons ouvert une église fille près de chez nous en Belgique. Après cette implantation, cherchant la face de Dieu, j’étais convaincu de devoir reprendre les études en théologie, nous sommes venus pour cela au Québec en 2007. Après trois ans, nanti d’un Bac et continuant une Maîtrise, j’ai accepté d'être pasteur à Deux-Montagnes en janvier 2011. Je suis donc pasteur enseignant de l’Église Évangélique de Deux-Montagnes, église de l’Association des Églises Évangéliques du Québec. Je suis également intervenant en soins spirituels dans le secteur de la santé. Marié à Muriel Caulier depuis 1991, père de trois filles : Cosette 21 ans, Marion 16 ans et Pauline 12 ans.
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